La Mécanique et les énergies renouvelables

énergies renouvelablesLes énergies renouvelables sont un secteur porteur pour un grand nombre d’entreprises et notamment pour les entreprises de la mécanique. Le Grenelle de l’Environnement prévoit un doublement de la part des énergies renouvelables à l’horizon 2020. La production d’énergie éolienne devrait ainsi être multipliée par plus de dix d’ici à 2020.

 


Dans les énergies renouvelables, on a recours à des éoliennes pour utiliser et transformer la force du vent. On réinvente les ailes des moulins, mais avec des pales grandes comme des terrains de sport accrochées à des rotors aussi lourds que des camions fixés en haut d’un mât. L’énergie verte se nourrit de technologie. Le leader mondial du nucléaire Areva s’y intéresse, mais aussi des entreprises de pointe dans d’autres secteurs comme EADS (aéronautique) et DCNS (construction navale). Tous trouvent ainsi des opportunités de diversification. Des entreprises plus petites comme Travere, Gual ou Vergnet sont tout aussi innovantes en développant des éoliennes plus petites pour une production d’énergie décentralisée. D’autres se spécialisent, comme la Sema dans la fabrication des mâts d’éoliennes. Et l’électronique étant au cœur des installations photovoltaïques, la transformation de l’énergie solaire en électricité va ouvrir d’immenses marchés aux entreprises technologiques et industrielles du secteur.


L’Union européenne est de très loin le premier producteur d’électricité éolienne (60 % du total mondial). Plus généralement, l’énergie éolienne est aujourd’hui une énergie de pays riches : ceux-ci contribuent à 82 % de la production mondiale. Mais les deux grands pays très peuplés d’Asie, l’Inde et surtout la Chine, mettent les bouchées doubles pour accroître leur production et tenter de réduire leur dépendance aux énergies fossiles ! Au sein de l’Union européenne, certains pays sont plus avancés que d’autres dans la voie de l’éolien. Le premier d’entre eux est notre voisin l’Allemagne, avec 22,3 GW de puissance installée (près d’un quart de la capacité mondiale !). Ce qui représente autour de 18 % de leur capacité totale de production d’électricité. Comme quoi l’énergie éolienne ne reste pas forcément un tout petit ruisseau d’alimentation du fleuve de l’énergie.

La technologie sait se faire discrète. Et pourtant, elle progresse toujours, notamment pour satisfaire aux contraintes environnementales. Par exemple, une voiture de gamme moyenne émet aujourd’hui 30 % de CO2 de moins qu’au milieu des années 80. Et d’ici à 2020, les normes européennes prévoient une nouvelle réduction de 40 % de ces émissions. Pour y parvenir, il aura fallu travailler sur les moteurs, leur rendement et le pilotage électronique des fonctions principales, ainsi que sur tous les matériaux pour alléger les carrosseries tout en améliorant la sécurité des passagers. Chaque nouveau modèle profite d’une amélioration des composantes fondamentales de l’automobile ; c’est ce qui motive les équipes à l’origine des nouveaux véhicules.

Ainsi, une spirale vertueuse se déploie. Grâce à la technologie, une croissance plus respectueuse de l’environnement fait son apparition. En même temps, elle est génératrice de nouveaux emplois et de richesses. L’industrie trouve de nouvelles applications. Elle est même devenue un moteur pour le développement durable.

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